El Greco

Domínikos Theotokópoulos (en grec Δομήνικος Θεοτοκόπουλος) dit El Greco (« le Grec »), né en 1541 (?) en Crète à Candie (aujourd’hui Héraklion), mort le 7 avril 1614, à Tolède (Espagne), est un peintre, sculpteur et architecte grec de l’École espagnole du XVIe siècle. El Greco est considéré comme le peintre fondateur de l’École espagnole.

Son œuvre picturale synthèse du maniérisme renaissant et d'art byzantin est caractérisé par des formes allongées et des couleurs vives. S'il fut célébré de son vivant, il a été oublié pendant plus d'un siècle. Redécouvert au milieu du XIXe siècle par les romantiques français en particulier, sa peinture extravagante a suscité des commentaires innombrables souvent en contradiction avec les faits historiques avérés. Sa singularité a influencé de nombreux artistes au XXe siècle, entre autres Picasso, Jackson Pollock qui se sont directement inspirés de lui.

Biographie

Il semble que El Greco ait été formé dans sa ville natale puisqu'il y est reçu maître-peintre en 1566. Il est alors peintre d'icônes dans la tradition byzantine orthodoxe où il est aidé par son frère Manuso de dix ans son aîné. On possède de lui différentes icônes. Il est possible que le peintre se soit marié ou ait reçu les ordres alors. El Greco séjourne de 1568 à 1570 à Venise, où il est décrit comme « disciple » du Titien – bien que El Greco n'utilise pas la même technique –, puis il est à Rome de 1570 à 1572 au service du cardinal Alexandre Farnèse.

La sainte Alliance, ou le rêve de Philippe II, tableau de présentation de El Greco à la cour du roi d'Espagne pour la décoration de l'Escurial, rejeté par le roi qui ne le trouvait pas assez fidèle à l'esprit du Concile de Trente.

En 1572, il est expulsé du palais Farnèse, sans que l'on en connaisse le motif concret. Le 18 septembre 1572, il est inscrit à l'Académie Saint Luc de Rome. Il semble qu'il reste en Italie jusqu'en 1576 avec ses deux assistants Lattanzio Bonastri da Lucignano et Francesco Preboste, ce dernier l'accompagnera en Espagne.

Le 2 juillet 1576 il reçoit la commande de L'Expolio pour la cathédrale de Tolède. Il semble qu'alors El Greco vive à Madrid auprès de la Cour d'Espagne. On lui commande le grand retable de Santo Domingo el Antiguo à Tolède. En 1578, son fils Jorge Manuel naît à Tolède. El Greco l'élève seul, on ne sait rien de la mère de l'enfant, Jeronima de las Cuevas, que El Greco n'a pas épousée. En 1579, Philippe II d'Espagne lui commande Le Martyre de Saint Maurice, destiné au palais de l'Escurial, mais le tableau ne plaît ni au roi, ni à la Cour, ni à l'Inquisition !

En 1585, EL Greco s'installe à Tolède. La même année, le théoricien italien du maniérisme, Federigo Zuccaro, lui rend visite et lui offre La Vie des peintres de Giorgio Vasari, livre que l'on a conservé, annoté de la main de El Greco qui y fait part de ses réflexions sur la peinture. Le 18 mars 1586, il reçoit la commande de son fameux Enterrement du comte d'Orgaz pour l'église Santo Tomé de Tolède. En 1587, il participe à la décoration monumentale de la ville de Tolède pour la venue de Philippe II et de la cour.

Il vit, à Tolède, dans une maison prêtée par le Marquis de Villema où il dispose « d'un appartement royal avec une cuisine principale, un salon de réception et un sous-sol donnant sur un premier patio avec un puits (…) il gagnait beaucoup d'argent mais le gaspillait dans le train somptueux de sa maison, allant jusqu'à engager des musiciens, qu'il payait pour accompagner ses repas », suivant le témoignage de Jusepe Martinez. En 1604, El Greco et sa famille occupent vingt-quatre pièces de la maison ! Quant aux procès nombreux, ils sont souvent le résultat des procédés commerciaux de El Greco qui, par exemple, demandait à son assistant Francisco Prebloste de passer un accord avec un Gênois de Séville pour que ses tableaux soient reproduits en broderie. El Greco a un atelier qui reproduit 3, 4 fois chacune de ses toiles.

Les commandes religieuses et privées affluent, en particulier de nombreux portraits. En 1603, son fils Jorge Manuel se marie, il apparaît comme assistant de son père ou comme peintre indépendant dans le style inventé par son père. Le peintre est également assisté de Luis Tristan. En 1604, le frère de El Greco, Manuso, meurt à Toléde où il est enterré. En 1611, Francisco Pacheco, peintre et théoricien de l'Art, lui rend visite à Tolède. El Greco meurt le 7 avril 1614 à Tolède. Il y est inhumé religieusement dans l'église de Santo Domingo el Antiguo.

Cercle social à Tolède

Au cercle de la famille de El Greco à Tolède, telle que nous la connaissons actuellement, c’est-à-dire avec Manuso, le frère aîné marchand, Jorge Manuel, le fils, Jeronima de las Cuevas, la mère de l’enfant, dont on a un portrait hypothétique, ainsi que les différents assistants de l’atelier, s’adjoint un groupe restreint d’amis et d’érudits tolédans dont on connaît les noms et dont Greco a peint les portraits.

El Greco fréquente Luis de Castilla, doyen de la Cathédrale de Tolède et fils naturel de Diego de Castilla qui possède quelques-unes de ses toiles. Andrez Nunez de Madrid, curé de l’église de Santo Tomé, est apparenté à la famille De La Fuente possédait également des toiles de El Greco et a aidé El Greco à obtenir des commandes de clients, parmi lesquels un médecin, Martin Ramirez de Zayas, professeur de théologie à l’Université de Tolède. Alonso de la Fuente Montalban est le trésorier de La Ceca de Toléde. Au conseil du gouvernement de la ville, l’orthodoxie doctrinale des peintures est la charge du docteur Pedro Salazar de Mendoza qui, semble-t-il, possédait la Vue de Tolède, mais également Jeronimo Oraa de Chiroboga, Rodriguez Vazquez de Arce dont El Greco fait le portrait (actuellement au Prado), Francisco Pantoja de Ayala, Domingo Perez Ribedaneira, Juan Bravo de Acuna.

Un des meilleurs amis de El Greco est le tailleur Diego de Avila. Dans son cercle d'amis se trouvent des érudits et des humanistes, comme Alvarez Gomez de Castro, Antonio de Covarrubias y Leiva, hellénistes et professeurs à l’université de Tolède, le théologien Francisco de Pisa, le docteur Jeronimo de Cevallos, maire de la ville, l’avocat Alonso de Narbona dont le frère Eugenio met le peintre en contact avec le poète Luis de Góngora et le prédicateur de la cour Hortensio Felix de Paravicino, des collectionneurs comme Salazar de Mendoza qui possédait soixante-cinq tableaux de El Greco, Dona Luisa de Centeno qui possédait trois tableaux, Doctor Cristobal del Toro, un curé qui possédait son portrait, enfin le grand Inquisiteur Pedro Giron du Tribunal Tolédan du Saint Office qui possédait, outre un Greco, les premières natures mortes de Vélasquez. On trouve peu de nobles parmi ses amis, si ce n'est Pedro Lasso de la Vega qui possédait sept toiles. Le docteur Gregorio de Angulo, poète et ami fidèle, est l’ange gardien du peintre, lui prêtant de l’argent en diverses occasions ; il est le parrain d’un des fils de Jorge Manuel.

Lacunes et légendes biographiques

Ce portrait peint par El Greco est communément appelé « autoportrait ». Il n’y a pourtant aucune preuve historique qui vérifie cette dénomination, si ce n’est une légende poétique…

De nombreuses informations douteuses, légendaires ou erronées circulent sur El Greco.

Il n’y a aucun document certain concernant sa naissance en dehors des actes et documents de Tolède qui le donnent comme né à Candie en Crête en 1541. La référence à la ville de Fódele est due à un faux document.

Il n’y a aucun document de baptême, ni de conversion découvert à ce jour : les hypothèses d'historiens sont controversées, les historiens grecs proposent l’orthodoxie, les anglais et les espagnols proposent le catholicisme romain… Le mysticisme de El Greco, thème apparu chez Cossio, est sans fondement.

Les causes du départ vers Venise sont inconnues à ce jour, de même que les causes du départ de Rome vers Madrid et celles de son installation à Tolède. On dit qu'il plaida avec acharnement pour obtenir un prix plus élevé de ses toiles et une légende veut qu'il ait été un mauvais débiteur qui pourtant menait une vie frugale.

Jeronima de las Cuevas, la compagne de El Greco, est mentionnée dans différents documents, notamment dans le testament du peintre. On ne sait rien d'elle, de son origine sociale ; le fait qu’elle soit mentionnée dans le testament n'indique pas qu’elle ait été morte ou vivante au moment de la rédaction du testament. L’attribution de son nom à un portrait de femme de El Greco est une attribution anglaise du XIXe siècle. L'existence d'une fille de El Greco est sans fondement historique, pure invention de Maurice Barrès.

La folie de El Greco, thème apparu avec le romantisme, en particulier chez Théophile Gautier, est sans fondement historique, de même que son astigmatisme, apparu au début du XXe siècle chez Maurice Barrès. En 1955, un médecin de Tolède Gregorio Maranon prétendit expliquer la spiritualité des personnages de El Greco par la folie des modèles employés, qui selon lui « avaient la même morphologie et la même exaltation expressive » ; pour ce faire il habilla de robes les "déments" de l'asile de Tolède et les photographia dans des poses inspirées des tableaux ; son livre " El Greco y Toledo" eut un grand retentissement en son temps.

Le musée "La maison de El Greco" à Tolède a été inventé de toute pièce au début du XXe siècle, par le marchand de tableaux espagnols Vega-Inclan qui vendait les Greco mais aussi des Sorolla,des Velazquez, ou des Goya aux grandes collections et musées américains, et par l'historien de l'art espagnol Manuel Bartiolomé Cossio pour satisfaire les touristes. Elle fut construite en 1905 par l'architecte espagnol Eludio Laredo qui fit un pastiche de palais du XVIe siècle à partir des murs en ruine du palais du Marquis de Villena de 2000 m2 environ que Vega-Inclan avait racheté à cet effet. Pour ce faire l'architecte fit venir des pierres du Palais Marchena de Séville ou des colonnes de Burgos. Le musée fut terminé en 1925 par la construction d'une chapelle en style mudéjar. Entiérement décoré d'objets d'époque, le musée reconstitue un intérieur probable, cuisine, atelier, chambres, etc... dans lequel El Greco aurait pu vivre, mais où il n'a jamais vécu ! En 1909 1000 touristes visitèrent la maison, en 1911 4000, 1912 40000, 15000 par an pendant la Seconde Guerre mondiale, 80000 en 1924, 100000 en 1925 qui devint ainsi le premier négoce touristico-culturel privé. Vega-Inclan fut également ministre du Tourisme d'Espagne (commissario de Regio) de 1911 à 1928.

Œuvres

La plupart des tableaux de El Greco se trouvent aujourd'hui en Espagne, à Tolède et Madrid, et aux États-Unis ; le musée du Prado à Madrid possède trente-quatre de ses œuvres dont de nombreuses "copies" dues à son atelier qui fonctionna avec son fils (puis jusqu'au milieu du XVIIe siècle).

Après sa mort, ses œuvres tombent dans un oubli relatif. El Greco n'est plus connu au XIXe siècle que par certains de ses élèves ou suiveurs. Ce n'est qu'à la toute fin de ce siècle que des artistes et des critiques s'intéressent à son expression très personnelle. La libération des formes, la lumière et les couleurs de El Greco inspirèrent Pablo Picasso et Jackson Pollock dans leurs efforts pour révolutionner la peinture. La première grande étude espagnole consacrée à El Greco est celle de Manuel Bartolomé Cossio, en 1908 ; le premier livre important à son propos en français est Le Greco ou le Secret de Tolède de Maurice Barrès, en 1910.

À la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, un certain nombre d'archives - en particulier de contrats en Espagne, acte de naissance en Grèce - furent dépouillées et analysées, faisant apparaître un nouveau "visage" à El Greco, plus précis, qui modifia sans doute la lecture des peintures.

L’œuvre de jeunesse

Elle suit les préceptes de l'art byzantin, à travers la réalisation d'icônes en à-plat et au dessin cerné et dans le style grec, épuré et conforme à cet Art mesuré où prime la recherche de la "Vraie Image" sur fond or de la Théologie Orthodoxe, (Saint Luc peignant la Vierge, Musée Benaki, Athènes, Grèce). On remarquera cependant l'évolution vers des icônes de styles renaissants (Adoration des Mages, Musée Benaki, Athènes, Grèce) qui annonce le triptyque de Modène (Galerie Estense Modène Italie).

La période italienne

La période italienne, la moins documentée d'un point de vue historiographique, montre un Greco qui se met à la peinture de chevalet sur toile en clair-obscur (technique vénitienne) en y transposant les techniques de l'icône, manière qu'il conservera par la suite. A Rome, il est proche des théoriciens maniéristes, Federigo Zuccaro (théoricien du dessin intérieur, de l'idée que l'on a à l'intérieur de soi, de la lumière intérieure) et Lomazzo qui recommandait pour le corps humain "l'allongement des formes", la "forme serpentine" et " la flamme bondissante". Avec les tableaux religieux, Greco peint des portraits (comme le portrait de Giulio Clovio, Musée de Capodimonte, Naples), mais qui se situe alors dans la distinction maniériste entre l'acte de "portraiturer", qui reproduit la réalité telle qu'on la voit, et l'acte "d'imiter", qui la reproduit telle qu'on devrait la voir (comme dans l'Enfant en train de souffler un tison, Musée de Capodimonte, Naples), qui est du ressort du peintre.

La période tolédane

Le Christ dépouillé de sa tunique (El Espolio) (1577–1579, huile sur toile, sacristie de la cathédrale de Tolède), tout première commande espagnole, est l'une des plus célèbres toiles de El Greco dont les pièces d'autel sont alors prisées pour leur composition dynamique et leurs innovations picturales.

El Greco s'est lié d'amitié, à Rome, avec Luis de Castilla, le fils de Diego de Castilla, doyen de la cathédrale Santa María de Tolède, lequel lui passe commande, en juillet 1577 de peintures pour le maître-autel de la sacristie de la cathédrale puis, dans la foulée, pour le maître-autel de l'église Santo Domingo.

Les compositions, mêlant iconographies byzantine et maniériste, sont des citations plus ou moins directes de sculptures antiques (par exemple le Laocoon), de dessins de Michel-Ange ou de gravures d'Albrecht Dürer et d'autres. Les toiles sont peintes sur un fond de terre sombre selon la technique du bolus byzantin et peintes d'une touche fine et régulière, les visages sont estompés avec une brosse sèche, les parties dans l'ombre ne sont pas peintes, les parties de décor sont ébauchées avec un simple badigeon. Sur le pourtour caché par le cadre, on trouve la palette, esquissée, essayée. Greco réalisait sans doute un carton préparatoire qui permettait à l'atelier la répétition à différentes échelles d'un même sujet. Les portraits suivent les règles du portrait « en gloire » de l'esthétique maniériste. Son art a été rapproché des philosophies espagnoles du conceptisme, théologique et mystique de saint Jean de La Croix, sainte Thérèse d'Avila et des poésies de Luis de Góngora.

La Vue de Toléde était pour Ernest Hemingway « le meilleur tableau du Musée [le Metropolitan Museum, New York] et Dieu sait s'il y en a des bons ! »

La Vue de Tolède sous l'orage est généralement considérée comme l’un des premiers paysages en tant que sujet unique de peinture et non décor.

El Greco cherche à communiquer l'essentiel ou la signification essentielle du sujet à travers un processus de caractérisation et de simplification. À Tolède, il s'accomplit en abandonnant la solennité de la Renaissance et l'observation de la nature. Au contraire, il se conforme au maniérisme du XVIe siècle et au style byzantin dans lesquels les images sont conçues dans l'esprit. L'espace est perçu dans l'imagination, la lumière est incandescente, rétive et irréelle, les couleurs sont pures, lumineuses et surnaturelles, les figures sont allongées, énergiques et dématérialisées. Toutes paraissent illuminées et dynamisées par l'intervention spirituelle de la grâce divine pour suggérer la puissance de l'âme.

Certains historiens de l'art et médecins positivistes du début du XXe siècle suggèrent que El Greco souffrait d'un problème oculaire, peut-être une malformation de la rétine qui aurait influé sur sa peinture.

L’historien allemand Carl Justi, en 1888, dans Diego Vélasquez et son siècle, affirme que la peinture de El Greco représente :

« le miroir et le résumé des dégénérescences picturales. Prisonnier de ses rêves fous, son pinceau semble vouloir nous livrer le secret des extravagants incubes qu’engendrait son cerveau surchauffé. De ses doigts fébriles il a modelé des personnages qui semblent en caoutchouc, de douze têtes de haut, et après les avoir badigeonnées n’importe comment, sans modelé ni contours, ni perspectives, il les peignait en d’étranges rangées symétriques ; le bleu et le soufre étaient ses couleurs favorites, la toile ayant été préalablement enduite de blanc et d’un violet noirâtre. Cela s’explique très vraisemblablement par une perturbation de l’organe de la vue ; les causes psychologiques sont le désir de paraître original, la mégalomanie, la bravade, des misères passagères et des offenses inévitables pour un étranger. De telles situations ne sont pas rares dans la vie des artistes, mais elles trouvèrent un terrain favorable dans sa nature névropathe. »

Citations qui marquent l'incompréhension de certains historiens de l'art moderne face à un système esthétique, théologique et poétique particulier qui ne fonctionne pas paradoxalement sur l'identité de l'artiste (sa signature), mais sur une image singulière et recherchée qui peut être répétée par d'autres (l'atelier, copistes, etc...) tout en conservant sa force iconique. Il faut attendre les années 1990, pour que les conditions esthétiques et les particularismes de Toléde soient découverts et analysés.

La Trinité

La Trinité, représentation d’un dogme central du christianisme, est destinée à être la partie haute du retable du grand autel de l'église Santo Domingo el Antiguo à Tolède, qui comporte sept toiles et cinq sculptures enchâssées dans une structure architectonique ornée de colonnes et frontons. El Greco reçoit la commande de l'ensemble iconographique du retable le 11 septembre 1577. La composition du retable semble avoir été approuvée par le doyen de la cathédrale Santa María de Tolède, Diego de Castilla père de Luis de Castilla avec lequel El Greco s'était lié d'amitié à Rome.

Dieu est peint comme un vénérable vieillard avec les cheveux longs et une barbe vénérable et tient devant lui dans ses mains le Christ mort. Il est vêtu de blanc comme le pape, porte un manteau bleu et or et une tiare. Le Christ est peint dans la position de la descente de croix avec les stigmates de son calvaire. Une colombe, placée sur un fond or comme dans la tradition iconique, représente le Saint-Esprit et vole au-dessus. Les anges et séraphins font cercle autour de la scène. La lumière semble venir du corps du Christ, de Dieu et de la colombe.

En 1611, Francisco Pacheco, théoricien de l'art, peintre et théologien rend visite à El Greco dans son atelier tolédan. Dans son traité L'Art de la peinture, il commente la Trinité reproduisant la gravure de Dürer et décrit la rencontre avec El Greco qui lui montre ses modèles, maquettes et sculptures en cire fait de sa main servant à la composition des toiles, puis les originaux peints à l'huile de petites dimensions de toutes ses compositions. À la question qu'est-ce qui le plus difficile, peindre ou dessiner, Greco aurait répondu « utiliser la couleur », et ajouté à propos de Michel-Ange, « certes c'était un homme bon mais qui ne savait pas peindre. »



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